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Les communiqués de presse sont destinés à
l'information - OMM-N° 695 ils ne constituent pas un compte rendu
officiel)
SELON L'ORGANISATION MÉTÉOROLOGIQUE MONDIALE,
LES PHÉNOMÈNES MÉTÉOROLOGIQUES EXTRÊMES
POURRAIENT AUGMENTER DE FRÉQUENCE ET D'INTENSITÉ
Genève, 2 juillet 2003 - Dans le monde entier, les
phénomènes météorologiques et climatiques
atteignent des niveaux records. Comme l'indique l'Organisation
météorologique mondiale (OMM) dans un communiqué de presse
publié ce jour, les dernières évaluations scientifiques
laissent à penser que l'élévation générale
des températures due au changement climatique pourrait entraîner
une augmentation de fréquence et d'intensité de ces
phénomènes extrêmes.
En juin, des
températures records ont été enregistrées dans le
sud de la France, la température dépassant 40 °C dans
certaines régions du sud?ouest. Il en a résulté une
température moyenne pour le mois de juin supérieure de 5 à
7 °C à la moyenne à long terme. En Suisse, le mois de juin a
été le plus chaud qu'on ait jamais observé depuis au moins
250 ans, selon les spécialistes de l'évolution de
l'environnement. A Genève, depuis le 29 mai, la température
diurne maximale n'est pas descendue au?dessous de 25 °C, de sorte que le
mois de juin a été le plus chaud jamais observé dans cette
ville.
Aux Etats-Unis d'Amérique, 562 tornades ont
été dénombrées en mai, qui ont causé la mort
de 41 personnes. Il s'agit là du nombre record de tornades
enregistré en un mois. Le record mensuel précédent
était de 399 tornades recensées en juin 1992. Dans l'est et le
sud?est du pays, un temps froid et humide a prédominé pendant
plus d'un mois. Toujours en mai, on a relevé des températures
hebdomadaires inférieures de 2 à 6 °C à la normale. De
plus, des précipitations supérieures à la normale ont
été enregistrées, la hauteur de précipitation
variant de 50 à 350 mm pendant plus de 12 semaines consécutives
à compter du mois de mars 2003.
En Inde, la vague de chaleur
précédant la mousson a été cette année
caractérisée par des températures élevées
oscillant entre 45 et 49 °C, ce qui correspond à des
températures hebdomadaires supérieures de 2 à 5 °C
à la normale. Ce temps chaud a causé la mort d'au moins 1 400
personnes. Au Sri Lanka, le passage du cyclone tropical 01B a donné lieu
à des pluies torrentielles qui ont encore aggravé des conditions
météorologiques déjà marquées par une forte
humidité. Il en a résulté des inondations et des
glissements de terrain, qui ont fait au moins 300 victimes. De plus,
l'infrastructure et l'activité économique ont été
durement touchées dans le sud?ouest du pays. Ainsi, la production de
thé cultivé à basse altitude devrait diminuer de 20
à 30 % durant les trois prochains mois.
Ces
événements extrêmes records (hautes températures,
basses températures, fortes précipitations et sécheresses)
entrent tous dans le calcul des moyennes mensuelles et annuelles qui, dans le
cas de la température, augmentent graduellement depuis 100 ans. Si de
nouveaux phénomènes extrêmes records se produisent chaque
année quelque part dans le monde, le nombre de ces
phénomènes n'a cessé de s'accroître ces
dernières années. Selon les conclusions des derniers rapports
d'évaluation scientifique du changement climatique établis par le
Groupe d'experts intergouvernemental OMM/PNUE sur l'évolution du climat
(GIEC), la température moyenne à la surface du globe a
commencé d'augmenter en 1861 et se serait élevée de
quelque 0,6 °C durant le XXe siècle. Cette valeur est
supérieure d'environ 0,15 °C à celle qui était
mentionnée dans les rapports précédents. D'après de
nouvelles analyses de données indirectes relatives à
l'hémisphère Nord, la hausse de température
enregistrée au XXe siècle serait apparemment sans
équivalent depuis 1 000 ans. Il semble aussi que, dans
l'hémisphère Nord, les années 90 ont été la
décennie la plus chaude et que 1998 a été l'année
la plus chaude. Si la tendance à la hausse de la température
moyenne à la surface du globe a été quelque peu
irrégulière au cours du siècle dernier, l'évolution
observée depuis 1976 est approximativement trois fois plus rapide que
celle correspondant aux 100 dernières années dans leur ensemble.
Enfin, la température moyenne à la surface du globe (terres
émergées et océans confondus) enregistrée en mai
2003 est la deuxième plus forte température jamais
observée depuis le début des relevés en 1880 (et
même la plus forte si l'on ne tient compte que des seules terres
émergées). L'influence qu'exerce le phénomène El
Niño-La Niña sur ces événements extrêmes est
encore mal connue. L'OMM et ses Membres - c'est?à?dire les Services
météorologiques et hydrologiques nationaux - ainsi que divers
instituts de recherche poursuivent donc leur action en matière de
recherche et s'efforcent de mieux cerner l'influence d'El Niño et
d'autres phénomènes climatiques de grande ampleur sur les
événements climatiques extrêmes. ************* Pour de plus
amples renseignements, veuillez vous adresser à : Mme Carine Richard?Van
Maele Chef du Bureau de l'information et des relations publiques Organisation
météorologique mondiale Tél. : (41.22) 730.83.14/15 Fax :
(41.22) 730.80.27 Courriel : ipa@gateway.wmo.ch Site Web : http://www.wmo.ch
Pour de plus amples renseignements, veuillez vous
adresser à :
Mme Carine Richard-Van Maele
Chef du Bureau de l'information et des relations
publiques
Organisation météorologique mondiale
7 bis, avenue de la Paix
CH-1211 Genève 2Suisse
Tél. : (41.22) 730.83.14 ou 730.83.15Fax : (41.22)
730.80.27Courriel : ipa@gateway.wmo.chSite Web : http://www.wmo.ch
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