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Les communiqués de presse sont destinés à
l'information - OMM-N°698 ils ne constituent pas un compte rendu
officiel)
LA SCIENCE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE CONTRIBUE A
AMÉLIORER LA CONDITION HUMAINE
Genève, le 29 septembre
2003 - Nos connaissances de plus en plus vastes en matière de changement
climatique devraient constituer une bonne base d'action. L'évolution de
la température et de la composition de l'atmosphère ainsi que la
fréquence accrue des phénomènes extrêmes
nécessitent des mesures énergiques, tant au niveau de
l'élaboration des politiques que sur le plan scientifique. C'est ce qu'a
indiqué le Secrétaire général de l'Organisation
météorologique mondiale (OMM), M. G.O.P. Obasi, dans l'allocution
qu'il a prononcée à l'occasion de l'ouverture de la
Conférence mondiale sur les changements climatiques, qui se tient du 29
septembre au 3 octobre à Moscou (Fédération de Russie).
Le chef de l'institution spécialisée des Nations Unies
qui joue un rôle de premier plan dans la surveillance du climat et la
recherche climatologique a noté en premier lieu que les données
sur la température en surface montrent sans aucune ambiguïté
que la température moyenne à la surface du globe augmente (de
plus de 0,6 °C durant les 100 dernières années) et que cette
hausse de la température s'accélère (depuis 1976, elle a
été environ trois fois plus rapide que la hausse
enregistrée sur un siècle). L'année 2003 s'annonce
déjà comme l'une des trois années les plus chaudes jamais
observées. On a en outre observé une fonte et un recul
marqués des glaciers dans le monde entier ainsi qu'une forte
réduction de l'étendue des glaces de mer dans l'Arctique. Enfin,
le niveau moyen de la mer s'est élevé de 10 à 20
centimètres durant le XXe siècle..
En second lieu, des
évaluations scientifiques fondées sur les données
rassemblées par l'OMM ont montré qu'au cours des dernières
décennies, la pollution due aux activités humaines - et notamment
à la combustion des combustibles fossiles nécessaires à la
production d'énergie et aux transports - a modifié la composition
de l'atmosphère. Pendant plus de 160 000 ans jusqu'aux environs de 1800
apr. J.?C., la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans
l'atmosphère n'a pas varié de plus de 1 à 3 %. Depuis
lors, cette concentration a augmenté de 33 %, au point d'atteindre 373
parties par million en volume (ppmv) à la fin de 2002. La concentration
actuelle de CO2 n'a jamais été aussi élevée depuis
420 000 ans. Plus de la moitié de cette augmentation de la concentration
de CO2 est postérieure à 1950 et est en fait plus ou moins
proportionnelle à la consommation d'énergie
primaire.
Troisièmement, nous assistons à une forte
augmentation de fréquence des phénomènes
météorologiques et climatiques extrêmes, dont certains sont
d'une intensité sans précédent. Ces
phénomènes ont souvent de graves conséquences sur le plan
environnemental, écologique et socio?économique. Nous avons
encore en mémoire la vague de chaleur intense et prolongée qui
s'est abattue cet été sur l'Europe et d'autres régions et
qui a fait des milliers de victimes. Des dommages considérables ont en
outre été causés par les gigantesques incendies de
forêt directement liés à cette canicule. Nous pouvons aussi
mentionner les vagues de chaleur et les inondations qui ont respectivement
précédé et suivi la mousson en Asie, les inondations qui
ont dévasté le Mozambique en 2000, les terribles
sécheresses qui ont sévi en particulier dans la corne de
l'Afrique et en Afrique australe et les violents typhons et ouragans qui ont
frappé dernièrement de nombreuses régions. Des recherches
sont entreprises afin de déterminer l'influence possible du changement
climatique sur toute une série de phénomènes
météorologiques extrêmes.
Comme l'a souligné
M. Obasi, ces changements climatiques nécessitent des mesures
très énergiques, tant au niveau de l'élaboration des
politiques que sur le plan scientifique. S'agissant de l'élaboration des
politiques, un certain nombre de mesures ont été
envisagées, notamment par la Conférence des Parties à la
Convention?cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CNUCC) par
le biais du Protocole de Kyoto à cette convention
Sur le plan
scientifique, il est nécessaire de renforcer l'infrastructure existante
et de prendre de nouvelles initiatives en vue d'intensifier la surveillance, de
favoriser la recherche, de réduire les incertitudes de la
prévision climatique et de faciliter la fourniture de services ayant
trait au climat. De grands progrès ont été accomplis dans
ces domaines grâce aux réseaux mondiaux uniques en leur genre qui
sont coordonnés par l'OMM et dont le fonctionnement est assuré
par les Services météorologiques et hydrologiques nationaux
(SMHN) de ses Membres. Des efforts concertés devraient être
cependant consentis afin de combler les lacunes spatio?temporelles en
matière d'observation, spécialement dans les pays en
développement et en milieu océanique. Comme l'a indiqué M.
Obasi, " l'engagement et la coopération de toutes les nations sont des
facteurs essentiels pour renforcer et mettre en place un système mondial
d'observation à des fins climatologiques qui soit à la fois
complet, coordonné, intégré et durable ". Pour faire
face comme il convient aux problèmes liés au changement
climatique, l'une des priorités est de rendre les prévisions
climatiques moins incertaines. A cet effet, le Programme mondial de recherche
sur le climat (PMRC) parrainé par l'OMM continue de fournir nombre de
résultats cruciaux qui étayent les évaluations
scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental OMM/PNUE sur
l'évolution du climat (GIEC) et favorisent la mise en uvre de la
CCNUCC. Le principal défi, selon M. Obasi, consiste à fournir des
projections climatiques qui offrent le degré de confiance et
d'exactitude voulu pour ce qui concerne l'ampleur, la durée, la
distribution géographique et les conséquences des changements
climatiques dus aux activités humaines. Le PMRC poursuit donc deux buts
principaux : déterminer dans quelle mesure le climat peut être
prévu et préciser le degré d'influence de l'homme sur le
climat.
En ce qui concerne la prévision des
phénomènes météorologiques et climatiques et la
fourniture des services d'alerte connexes, les pays devraient renforcer leur
capacité d'adaptation aux phénomènes extrêmes qui
mettent leurs habitants en péril et annihilent des années de
croissance économique. A cet effet, le Quatorzième Congrès
météorologique mondial, qui s'est tenu à Genève en
mai 2003, a mis en train un nouveau programme transsectoriel de l'OMM pour la
prévention des catastrophes naturelles et l'atténuation de leurs
effets, qui met davantage l'accent sur la prévention et la gestion des
risques que sur la protection et la reconstruction.
L'OMM est
l'institution des Nations Unies qui fait autorité pour les questions
relatives au temps, à l'eau et au climat.
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Pour de plus amples renseignements, veuillez vous adresser à : Mme
Carine Richard?Van Maele Chef du Bureau de l'information et des relations
publiques Organisation météorologique mondiale Tél. :
(41.22) 730.83.14/15 Fax : (41.22) 730.80.27 Courriel : ipa@gateway.wmo.ch Site
Web : http://www.wmo.ch
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Mme Carine Richard-Van Maele
Chef du Bureau de l'information et des relations
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