CLIMAT ET SANTE :

La situation épidémiologique actuelle du Niger, se caractérise par une forte prédominance des maladies infectieuses et parasitaires, subdivisées en trois sous-groupes, les pathologies principales dont le paludisme qui sévie dans l’ensemble du pays, avec des variations saisonnières, les pathologies locales et  endo-épidémiques, et les pathologies endémo-épidémiques qui regroupent la rougeole, la méningite cérébro-spinale et le choléra. Parmi ces maladies, seule le paludisme, la méningite et la rougeole ont fait l’objet d’étude dans le cadre de la présente communication. Ces maladies ont été choisie parce qu’elles constituent un problème de santé publique au Niger avec une étendue spatio-temporelle importante ; elles constituent également des maladies climato-sensible dont nous disposons d’une longue série de donnée épidémiologiques détaillées pour des conclusions statistiques fiables.  

2.1   Le Paludisme   :

Le paludisme sévit de façon endémique et demeure un problème de santé publique sur toute l’étendue du Territoire national. Cette maladie figure parmi les premières causes de morbidité et de mortalité chez les nouveaux nés, les jeunes enfants et les femmes enceintes. Les statistiques sanitaires nationales cumulées sur  les quinze dernières années font état   de plus 867 000 cas présumés par an et plus de 1137 décès,  soit un taux d’attaque annuel  de 9867 pour 100.000 habitants  et un taux de mortalité de  13,69 pour 100.000 habitants. Les enfants de moins de cinq ans, représentent à eux seuls  37,5% du nombre de cas recensés et 76,59% du nombre de décès (source : SNIS). L'impact socio-économique du paludisme est considérable, du fait que la maladie attaque aussi les bras valides surtout pendant la saison pluvieuse, période où les activités agricoles sont intenses. :P>

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2.1.1  Le paludisme et la pluviométrie :P>

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La Figure 2  montre qu’il existe une relation assez nette entre le cumule pluviométrie mensuel et le taux d’incidence du paludisme présumé. Le pic est atteint (septembre– octobre) deux (2) mois après le pic des pluies (août). Deux mois après le début de la saison sèche, le taux d’incidence du paludisme présumé revient à son niveau le plus bas. Cela s’explique par le fait qu’après l’installation de la saison des pluies les conditions favorables au développement et à la multiplication des moustiques vecteur de transmission du paludisme se trouvent remplis avec un temps de réponse fonction du cycle de multiplication des moustiques et des conditions météorologiques favorables.    :P>

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Figure 2 : Taux d’attaque mensuel par paludisme, moyenne sur la période 1981- 1988 et la moyenne pluviométrique du Niger. :P>

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2.1.2.  Paludisme et l’humidité relative :P>

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La relation entre le taux d’attaque mensuel du paludisme et l’humidité relative confirme celle avec la pluviométrie. On trouve une ressemblance entre les figures 2 et 3 ; le taux d’attaque du paludisme évolue dans le même sens que l’humidité relative moyenne. Au Niger, le fort taux d’attaque du paludisme est atteint lorsque l’humidité relative moyenne dépasse les 40% (juillet août septembre).  :P>

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Figure 3 : Taux d’attaque du paludisme et l’humidité relative moyenne. :P>

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2.2    La Méningite Cérébro-spinale :P>

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Le Niger est situé en zone soudano-sahélienne donc en grande partie compris dans la ceinture de la méningite qui se trouve schématiquement entre les 8ème et 16ème degrés de latitude Nord. La pluviométrie est un élément essentiel de la délimitation de cette ceinture qui se situe entre les isohyètes 300 mm au Nord et 1100 mm au sud. Plusieurs études ont montré que la méningite  touche essentiellement la tranche d’âge de cinq (5) à quatorze (14) ans. Chaque année,  le Niger connaît lors de la saison chaude et sèche (février, mars, avril) une recrudescence des cas de méningite à Neisseria méningitidis (Figure 4). :P>

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Les épidémies sont considérées actuellement comme étant totalement imprévisibles. Depuis les années 80, des épidémies  touchent des zones et des pays en dehors de la ceinture. Ceci pourrait être lié à des changements dans les conditions climatiques, notamment avec l’extension des zones arides ou de la mobilité accrue des populations mais aussi peut être,  à l’apparition d’une nouvelle souche de méningocoque dans la population réceptive. On constate qu’au Niger, les régions les plus exposées aux épidémies sont la zone désertique et l’extrême Ouest du pays. :P>

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2.2.1. Méningite et la pluviométrie :P>

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            les précipitations et l’humidité relative semblent être des paramètres climatiques qui influent sur l’incidence de la méningite. L’incidence de cette maladie évolue en sens inverse avec les précipitations et l’humidité relative (Figures 4 et 5). :P>

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Figure 4. : Pluviométrie et taux d’attaque par méningite, moyenne sur la période 1990- 1997 :P>

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2.2.2 . Méningite et humidité relative :P>

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Figure 5 : Taux d'attaque de la méningite et l'humidité relative moyenne sur la période 1986-1998 au Niger :P>

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2.2.3. Méningite et la température :P>

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La température moyenne influent aussi sur l’incidence de la méningite. On constate à travers la Figure 6 que lorsque la température moyenne augmente, l’incidence de la méningite augmente aussi ce qui explique que les saisons sèches sont associées à des épidémies de méningite et les saisons pluvieuse sont associées à des cas isolés. :P>

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Figure 6 : Taux d'attaque de la méningite et la température moyenne :P>

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2.3  La Rougeole :P>

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La rougeole constitue un véritable problème de santé publique au Niger car elle sévit d’une façon endémique sur l’ensemble du pays et touche les enfants de moins de cinq (5) ans. Les analyses simultanée de cette maladie et les paramètres climatiques nous ont permis de constater que les variations climatiques contribuent à l’accroissement du taux de cas de cette maladie au sein de la population. Une hypothèse probable est que la canicule, la siccité de l’air et la brume sèche non seulement se conjuguent pour affaiblir l’organisme en asséchant  et en irritant les muqueuses aériennes supérieures par où s’effectue le plus souvent la transmission, mais augmente aussi la virulence du virus, virulence qu’il perd avec l’humidité apportée, en zone soudanienne, par les pluies. :P>

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D’après les figures 7, 8 et 9, on constate que le taux d’attaque de la rougeole évolue dans le même sens que la température moyenne. Par contre l’incidence de la maladie évolue en sens inverse de celui de l’humidité relative et des précipitations. La maladie est aussi surtout liées aux conditions de vie des populations. 

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2.3.1  Rougeole et la pluviométrie       :P>

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Figure 7: Influence de la Pluviométrie sur l'incidence de la rougeole à Tillabéry district (1990-1997) :P>

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2.3.2. Rougeole et l’humidité relative :P>

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Figure 8: taux d'attaque du a la rougeole et l'humidité relative moyenne au Niger sur la période 1986-1998 :P>

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2.3.3. Rougeole et la température moyenne :P>

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Figure 9 : Taux d’attaque de la rougeole et la température moyenne (1986-1998) :P>

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